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3月21日 Amours fabuleux ..La légende des sirènes .. Le moulin d'Alphonse Daudet .. Moulin de mon enfance ..
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Amours fabuleux
  Paysage romantique et féerique dans un bel univers enchanteur, Où les cascades côtoient gaiement de vastes prairies verdoyantes. Leurs eaux pures, limpides et cristallines apportant la fraîcheur Coulent en abreuvant les pommiers dans cette vallée luxuriante.
 Le soleil infiltre ses rayons au travers de ces grands arbres épais, Pour venir réchauffer le coeur des magnifiques fleurs odorantes. Le chant mélodieux des oiseaux résonne dans ce havre de paix, Donnant un doux écho de concerto dans la contrée avoisinante.
 Le doux gazouillis des passereaux cessa, s'installa alors le silence. Une sirène émergea de ces eaux et s'assit sur un rocher graniteux, S'en suivit un chant langoureux et envoûtant, telle une romance, Elle lançait une invitation, une prière, un appel à son amoureux.
 Elle a des fleurs dans sa grande chevelure bouclée, couleur paille, Des coquillages cachent les seins de cette poitrine resplendissante, Le bas de son torse est recouvert tel un poisson, par de fines écailles Inlassablement elle continue à chanter sa douce mélodie lancinante.
 Apparût alors une merveilleuse créature, d'une beauté immaculée, Elle est de toute élégance avec sa corne torsadée en haut de sa tête. Cette licorne symbole de puissance, de pureté et de grande chasteté, Elle répond d'une sérénade aux appels de sa belle, lui faisant la fête.
 Tous les passereaux se remirent à chanter pour accueillir cette félicité, Toute la clairière se retrouve bercée par une douce symphonie d'amour, Afin de recevoir ces amoureux fabuleux en cette soirée magique d'été, Où règne un doux climat dans cette nuit étoilée qui va devenir glamour. -Michel-
 
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La légende des sirènes
   Douce nuit d'été sur cet océan où la lune se reflète sur les flots, Les étoiles scintillent sur la mer qui ondule en une douce caresse. On imagine les chants des sirènes qui ont bercé tant de matelots En murmurant leurs mélodies langoureuses pleines de tendresse.
 Démons mythiques de femmes à la tête et à la poitrine fabuleuses, Tout le bas du corps était recouvert d'écailles comme les poissons. Elles charmaient les hommes par leurs incantations enjôleuses, Surveillant le sillage des marins avec le Dieu de la mer Poséidon.
 Elles séduisaient ces voyageurs des mers perdus dans le lointain, En captivant leurs âmes et leurs coeurs de leurs voix sensuelles. Créatures aux diaphanes blancheurs apparaissant dès le matin Elles envoûtaient délicieusement les esprits de leurs ritournelles.
Ces jolies sirènes aux seins nus, cambrant leurs rondeurs opalines, Souriaient très gracieusement tout en chantant des airs mélodieux. Elles étaient assises sur des rochers au milieu des eaux cristallines En agitant leurs queues, elles promettaient un monde merveilleux.
 De leurs bras tendus, elles offraient une vie vers un univers immaculé, Où toutes les cordes des lyres ne jouaient que des musiques d'amour. Les marins ensorcelés étaient attirés et captivés par leurs yeux étoilés, Sombrant mystérieusement en mer dans un tendre délice de velours.
 Nombreux voyageurs sillonnant les mers étaient condamnés par le sort. Ô combien d'âmes de marins sombrèrent ainsi, là-bas près de ces îlots, Où les équipages rejoignaient les coraux, l'air radieux vers cette mort. Puis la mer déroulait ses vagues, tel un linceul bleu sur les matelots. -Michel-


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Le Moulin d'Alphonse Daudet
Des hommes t'ont érigé à Fontvieille, sur la haute colline en plein vent Dans le Vaucluse de cette belle Provence, couvrant des vastes prairies. Fièrement dressé et sans abri tu devais affronter n'importe quel temps Pendant de nombreuses années, tu as vécu pour les besoins de la vie.
 Tes grands bras ont tourné inexorablement, concassant les bons grains Que le meunier t'avait confiés, maïs, orge, seigle et blé, pour les écraser. Travaillant ainsi à toutes intempéries, sans relâche du soir au matin, Fournissant au boulanger de la région, la douce farine tant convoitée.
 Un homme aimant ton terroir des Alpilles au doux parfum de lavande, Est venu de Nîmes, il s'appelait Alphonse Daudet, c'était un écrivain. Dans tes pierres il tomba amoureux de toi, dans cette senteur d'amande Il écrivit " Contes du lundi " puis te dédia " Les lettres de mon moulin ".
 Cet artiste venait s'asseoir autour de ton vieux cône sombre et esseulé D'où il composa, "La chèvre de Monsieur Seguin ", puis des romans : " Tartarin de Tarascon " et " le Sapho ", il voulut à ce monde t'éveiller, Pour que les gens ne t'oublient pas dans les très belles histoires d'antan.
Ô moulin après de rudes années tu es devenu un lieu de visite, un musée. Des hommes soignent tes vieilles pierres en détresse, et avec leurs caresses Ils t'apportent une nouvelle jeunesse grâce à Monsieur Alphonse Daudet. Avec ses écrits il a su te maintenir en vie, merci de cette véritable prouesse ! -Michel-
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Moulin de mon enfance
Paysage romantique plein de quiétude, végétation verdoyante, Une eau claire et limpide coulant le long de ces berges fleuries, Fleurs sauvages ondulant sous cette brise légère et caressante Où les sauterelles crissent, les oiseaux font de doux gazouillis.
 Endroit merveilleux où l'air est embaumé d'une douce senteur, Ces parfums exquis viennent chatouiller mes narines endormies, Puis le murmure de cette rivière venant caresser avec douceur Les pales de la roue du vieux moulin, moment de nostalgie.
 Vieux moulin à la roue fatiguée tournant encore inlassablement, Depuis déjà bien des années, tu es là dans ce décor de splendeur, Comme si tu attendais le retour de ton meunier impassiblement. A tout jamais ton maître t'a abandonné, comme lui tu te meurs.
 Je songe au temps jadis où les forts paysans venaient de très loin Pour lui porter des sacs pleins de blé, d'orge, de maïs et de seigle. Ils venaient tous lui confier leurs grains, qu'il broyait avec soin, Surveillant mes jeux d'enfant chamailleur de son regard espiègle.
 Le bruit que faisaient tes deux grosses meules de pierre était incessant Lorsqu'elles tournaient l'une contre l'autre en écrasant les céréales Puis la farine douce et légère se déversait dans des grands récipients. Où un parfum subtil venait embaumer agréablement tout le local.
 Des hommes en chariot venaient récupérer cette précieuse poudre, Pour distribuer dans chaque boulangerie des villages dés le matin, Les sacs de ces fameux grains que notre meunier venait de moudre, Puis notre boulanger dans son four à bois, nous faisait du bon pain.
 Ô vieux moulin, cela fait longtemps que tu ne mouds plus de grain, Ta grande roue tourne au ralenti, tu te laisse doucement mourir, Les hommes t'ont abandonné, tu es prêt à partir vers une triste fin, Où de gais passereaux y feront leurs nids, et la végétation va t'envahir. -Michel-

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