|
|
3月21日 Le spectre du marin.. dans le sillage des galions ..Canons contre rameaux d'olivier .. Paradis des artiste .. La légende des cygnes noirs .
|
 
Le spectre du marin
 La mer calme, est fantastique et sublime, semblable à mille petits démons, Elle nous apporte la joie sur ce sable fin où l'on fait des belles baignades, Sur les plages ensoleillées, elle est aussi superbe avec ses blancs moutons, Qui font le bonheur des petits et des grands lors de magnifiques balades.
 Tout d'un coup le ciel s'assombrit, la mer mécontente devient une furie Qui se déchaine, qui hurle en sortant de son lit telle une amante cruelle. Malheur aux marins qui naviguent en pleine mer où il n'y a aucun abri, Ils doivent rentrer au port en se rapprochant du phare qui est leur sentinelle.
 La mer se démonte, ballottant les mouettes qui cherchent le moindre repaire Dans ces eaux où d'immenses vagues telles des rouleaux noyant les rivages, Avec des vents violents l'orage gronde et la côte est illuminée par les éclairs Où les petites embarcations de la " marina " ont rompu leurs arrimages.
 Les galets roulent sous le charivari de cette houle qui frappe aveuglément, Même les embarcadères ne sont pas épargnés, et certains sont à la dérive. Le port et ses rues sont recouverts d'écumes, c'est une vue d'enneigement, Faisant fuir les curieux les plus téméraires, loin des dangereuses rives.
 Nos pauvres marins sont dans cet océan au milieu des éléments déchainés Qui demandent des sacrifices, emportant avec eux nos compagnons et nos fils. Face aux furies infernales des grandes vagues qui semblent bien déterminées A ramener au sein de nombreuses familles que des tourments et des supplices.
 Ces loups des mers luttant jusqu'à l'épuisement contre les forces de la nature Où ils doivent se battre vaillamment pour sauver leurs vies et leurs bateaux. Combien d'entre eux périssent sans revoir leurs épouses et leurs progénitures Les âmes s'envolant vers le firmament et les corps reposant au fond des eaux.
 Le spectre de la mort est au dessus des flots pour les accueillir dans les ténèbres, Ce fantôme menaçant leur tend les bras, pour un voyage aux enfers sans retour. Hélas trop de marins connaissent ces lieux maudits et son triste horizon funèbre Laissant dans les chaumières des mères et leurs enfants meurtris pour toujours ! ! -Michel-
 

|
|
Dans le sillage des galions
 Île paradisiaque, dans un ciel brumeux ayant en toile de fond Un superbe galion arborant ces mâts gigantesques au levant. Cela fini de peaufiner ce décor somptueux dans l'horizon Me laissant rêveur de ces grands voyages au-delà des océans.
 Ces marins partaient très loin vers les îles des Antilles En bravant les tempêtes et tous ses éléments déchaînés Pour remplir leurs cales d'épices aux parfum de vanille, Et de profiter du charme romantique de ces belles vahinés.
 Parfois aussi ils pouvaient devenir des bateaux négriers Pour emmener des pauvres noirs pour en faire des esclaves. Arrachés de leurs familles et enfermés par leurs geôliers Dans les cales où certains sont tués à la moindre entrave.
 Certains navires servaient aussi à transporter des trésors, Sillonnant les flots de l'Atlantique et de la Méditerranée Pour récolter dans des pays très lointains des pièces d'or, Avec ces capitaines courageux et leurs équipages chevronnés.
 Ces corsaires, hommes loyaux et droits, défendant la couronne, Hissant fièrement la fleur de Lys au faîte des brigantins De leurs navires pratiquant la guerre de course vers Vérone Avec l'autorisation officielle de leur gouvernement Européen.
 Mais hélas ils croisaient le chemin des pirates sanguinaires Battant le pavillon noir sur leur petit vaisseau plus rapide. Ces infâmes charognards naviguant, éclusant toutes les mers C'était l'abordage ou le sang coulait dans les eaux limpides.
 Il y avait aussi des pilleurs que l'on appelait les conquérants, C' était aussi des barbares assoiffés de sang et de richesse, Puissamment armés et naviguant à bords de navires très grands, Ils n'avaient pas peur d'attaquer les puissantes forteresses.
 Puis les flibustiers autant chacals que leurs vils compagnons, Mais qui eux agissaient aux environs de la mer des antilles En guettant les bateaux partant avec leurs riches cargaisons, Ils étaient toujours là, prêts à assaillir la moindre flottille.
 Depuis déjà très longtemps les puissants canons se sont tus. Ô combien de marins gisants par les fonds avec leurs butins. Maintenant les clapotis des eaux bercent les corps disparus, Laissant beaucoup de femmes et d'enfants dans leur chagrin.
 Triste gloire des marins portée par les étoiles du firmament Illuminant merveilleusement les nuits de ces âmes perdues. Cette antique forteresse semble bien avoir arrêtée le temps, Mais n'oublions pas toutes ces atrocités et ce sang répandu. -Michel-

|
|
Canons contre rameaux d'olivier
 C'est le Pays des cèdres et des oliviers près des eaux du Jourdain, Cette grande ville sous marine, miracle ou jardin dans le lointain, Où les canons puissants anéantissent mes merveilleux rêves d'enfant Lorsqu'ils résonnent dans les hautes montagnes de mon cher Liban.
 Péninsule marchande, courtisane, pauvre ou riche de blé ou d'or, Ville voguant à la recherche d'un horizon de tendresse d'un port, Où nous les femmes pleurons, sur les cadavres de nos fils déchiquetés Par des attentats aveugles ou des tirs meurtriers venus les emporter.
 Dans les montagnes il y a nos hommes qui gardent les chèvres la nuit, D'où ils peuvent voir dans le ciel des lueurs suivies d'un grand bruit, Ce sont des tirs sournois et meurtriers venant semer au hasard la mort Et la désolation dans nos familles, ce sont des assassins sans remord.
 Nos forêts de cèdres sont les cendres d'un immense four crématoire Qui sont devenues des calvaires de croix d'âmes parties au purgatoire Tout comme nos champs d'oliviers devenus de bien tristes cimetières Pour certains d'entre nous allant cueillir les fruits de cette terre.
 Dans les bouches rocheuses des montagnes étaient fleuris des grenadiers. Il y avait aussi des vignes, des grands chênes et des gros figuiers Je pouvais croiser dans ces sentiers des muletiers près des fontaines, Les amandiers, les pommiers sont aussi pour moi des images lointaines.
 Malgré cette odeur de poudre j'ai encore ce doux parfum de basilic Et de sirop de mûre qui fait revivre en moi des moments nostalgiques. De ces châteaux croisés et de ses cloches folles du mois de juillet, Ces chemins qui mènent au bout du voyage du chant de l'islam endeuillé.
 Ainsi mon pays est devenu une branche calcinée et déjà bien refroidie L'espoir d'une vie de quiétude se trouve entre les mains des bandits Telles de belles colombes démunies de perchoirs entrain de déraper Espérant qu'un jour nos rameaux d'oliviers vont nous amener la paix. -Michel-

|
|
Paradis des Artistes
 Assis sur le rebord de la fenêtre en cette belle nuit d'été Je contemple avec émerveillement le fond de ce ciel étoilé. Des myriades de petits diamants scintillent dans cet univers C'est une palette immense de couleurs allant de l'or au vert.
J'aperçois une étoile avec sa grande et brillante chevelure Elle est resplendissante ; elle a vraiment une fière allure . En laissant derrière elle une traîne aux paillettes d'argent, c'est une âme de musicien brillant au loin dans le firmament.
 Faisant revivre en moi une soirée de mélancolie nostalgique Dans cette nuit merveilleuse ou je perçois une douce musique Qui reflète en moi la superbe image de ce talentueux pianiste Jouant en duo accompagné de son meilleur ami saxophoniste.
 Je me rappelle de ces nuits à les écouter dans les cabarets je pouvais rester ainsi des heures entières à les admirer, Voir ses mains fines aux doigts agiles courir sur le piano Pour en faire des notes subtiles en harmonie avec le saxo.
 Ensemble ils jouaient des mélodies douces et langoureuses Où se fondaient les gestes gracieux, de leur belle danseuse. Elle exécutait des danses au rythme de merveilleux tempos, Me donnant ainsi une douce sensation le long de ma peau.
 Avec eux je me sentais comme transporté vers d'autres cieux. Un monde de douceur ou l'amour règne en maître de ces lieux. Là où mon corps et mon esprit vivaient dans un havre de paix. Alors mes chagrins et mes angoisses étaient comme dissippés.
 Je retracerai ces souvenirs tout au long de mon existence. Ainsi chaque étoile filante sera pour moi leurs présences. Chacun des détails restera gravé au fond de ma mémoire. Ils continueront dans ce paradis à jouer leurs répertoires. -Michel-

|
|

La légende des cygnes noirs
  Une légende qui nous vient tout droit d'une région d'Irlande Dans un siècle ou il régnait la famine dans ces vastes landes. Toute l'île est plongée dans une immense et dévastatrice misère, Car tout le peuple sombra dans une effroyable crise alimentaire.
 Là il y eu une très importante émigration vers les Etats-Unis, Les gens fuyaient la faim, c'est le dépeuplement de tout le pays. Ici prés d'un lac deux jeunes amoureux pas de la même religion Dans une cabane cachaient leur tendre amour sans émancipation.
 Ils vivent ainsi retranchés essayant d'échapper à la condamnation De leurs poursuivants et bourreaux en cette violente révolution. C'est un lac aux eaux profondes et entouré de verdoyants sapins Où il règne un lourd silence ténébreux dans les brumes du matin.
 Leurs assaillants fracassaient la frêle porte de leur doux cabanon, S'emparaient et ligotaient le jeune couple surpris en pleine relation. Les poussant ainsi tout nus au bord de la rive qu'ils aimaient tant. Ils s'embrassèrent encore une fois et sombrèrent dans le néant.
 Depuis chaque nuit de pleine lune se passe un phénomène étrange Dans les reflets bleutés des eaux, l'apparition de deux anges. C'est un couple de cygnes noirs avec de belles plumes luisantes Sous ce ciel étoilé par de myriades petites étoiles scintillantes.
 Nageant côte à côte avec allégresse dans ce cadre merveilleux Tout en se becquetant de leurs becs rouges comme des amoureux. Revenant ainsi une fois par mois dans ce que fût leur paradis, Gravant dans la mémoire de certains habitants comme lieu maudit. -Michel-


|
|
CLIQUER SUR LA ROSE D'OR POUR REVENIR EN HAUT DU BLOG

|
|