|
|
3月21日
|
***  ***
*** depuis le 1er Février 2006 date à laquelle j'ai créé mon 1er blog*** |
|
MIMI : 4
Pour visiter mes 3 autres sites il vous suffit de cliquer sur la photo désirée 
|
|
 MIMI 1 : POEMES SUR LA NATURE
(17 albums & 2539 photos)
Nouveau poéme :".Pour toi mon Coeur." Du Mercredi 28 Février

|
|
 MIMI 3 : POEMES SENSUELS
Nouveau poème".Comme l'oiseau." Du Mardi 6 Mars

|
|
Courte Autobiographie
 J'ai plus de cinquante ans et je vais vous retracer un peu mon passé, Aujourd'hui je désire me confier à vous et de rompre tout ce mystère, De ma triste solitude, de ma jeunesse perdue par une enfance brisée, Dans un long parcours du combattant, où j'étais souvent en guerre.
 Mais pourquoi n'ai-je pas vécu au sein d'une douce harmonie familiale, Dans le plus profond de mon âme je recherche des souvenirs en vain. Pas de baisers, ni de tendresse de Papa et Maman, ni d'amour filial. Rien aucune affection j'étais livré à moi même, noyé dans mon chagrin.
 Dès mon jeune âge j'allais travailler, avec Papa qui était artisan maçon, Et mon grand-père qui exercait le beau métier de menuisier charpentier. M'emmenant partout avec eux dans tout le Périgord batir des maisons, Côtoyant l'odeur chaleureuse du bois et des lourdes brouettes de mortier.
 Je commençais à peine à marcher, que j'étais trimbalé sur les chantiers, Où mon jeune corps affrontait les saisons, la chaleur, la pluie et le froid. J'étais toujours de corvée pour faire chauffer nos gamelles sur un brasier Avec ce bois que je ramassais, nous mangions à même le sol tous les trois.
 Certes j'allais en classe, Maman était la cuisinière de la cantine scolaire, J'ai participé à la construction de cette école, je m'y retrouve comme élève, Où mes camarades de classe me chahutaient sur les bancs de cette primaire, Car épuisé je dormais pendant les cours, c'était pour moi l'instant d'une trêve.
 Je me rappelle que j'ai du peindre des poteaux pour me payer un dictionnaire, Mes jouets étaient des outils, mes vacances des jours et des mois de travail, Le dos cassé et les mains en sang, j'ai commencé à être un révolutionnaire Accumulant les fugues dans ma région, je recherchais le moindre soupirail.
 A dix sept ans je deviens Papa et j'épouse ma Princesse, qui avait le même âge, Partant de notre Dordogne, nous allons à l'est nous installer, un pays très froid, Ne possédant ni argent, ni meuble, j'ai dû galèrer, ce fut mon apprentissage Car à vingt ans j'avais trois enfants, trimant pour le confort sous notre toit.
 Nos enfants ont grandi sans que rien ne leur manque, même pas les jouets, Ils ont appris un métier, ainsi ils étaient prêts à affronter l'avenir sans souci, Mon épouse tomba gravement malade, les enfants se marièrent avant son décès. Depuis je continue mon chemin auprès de ma nouvelle Muse qui embellit ma vie !! -Michel-

|
|
Vie du poète
Je vous cache ma vie pour mieux répandre mon esprit. Il est devenu mon rayon de soleil dans mon âme secrète. Il vient guider ma plume pour rédiger des pages d'écrits. Les vers que vous lirez chez moi, j'en serai l'interprète.
 Je suis très heureux ainsi dans l'ombre de ma vie ignorée. Restant ainsi réfugié, je suis penseur, je reste mystérieux. Cette douce tranquillité, je la vénère, elle m'est sacrée. Je deviens un grand conteur aux écrits rêveurs et sérieux.
 Mon esprit limpide et ma plume agile courent allégrement, Vous dévoilant mon romantisme, puis toute ma sensibilité. Alors je vous berce et calme, vous caresse et enivre sagement, Vous faisant rêver avec mon inspiration pleine de fertilité.
 Je suis un enfant de la nature, amoureux d'ombre et d'azur, De mon souffle de créateur, j'infiltre une douce harmonie. J'ai un grand esprit doux et paisible, au rayonnement pur, Tel un compositeur je vous fais vibrer de mes symphonies.
 Je vous fais murmurer les belles cascades, puis les ruisseaux Dans les forêts et les jardins avec leurs merveilleuses fleurs. Je vous fais chanter l'amour avec les gazouillis des oiseaux Sur les plages de sable fin, vous apportant que du bonheur.
 Mon âme recherche toujours des mots au parfum de miel Ainsi ma plume va aligner des vers pour faire des poèmes, Les coins les plus noirs auront les couleurs de l'arc en ciel. Je deviendrais votre joyeux troubadour, vivant la bohème.
 Toutes mes nuits ma chère plume devient ma maîtresse, Sur le papier, avec elle je m'épanoui jusqu'aux aurores, Où de ses caresses je vous écrirai des mots de tendresse. Puis ces poèmes, je vous les coucherai avec leurs décors . -Michel-
|
|
Amours fabuleux
  Paysage romantique et féerique dans un bel univers enchanteur, Où les cascades côtoient gaiement de vastes prairies verdoyantes. Leurs eaux pures, limpides et cristallines apportant la fraîcheur Coulent en abreuvant les pommiers dans cette vallée luxuriante.
 Le soleil infiltre ses rayons au travers de ces grands arbres épais, Pour venir réchauffer le coeur des magnifiques fleurs odorantes. Le chant mélodieux des oiseaux résonne dans ce havre de paix, Donnant un doux écho de concerto dans la contrée avoisinante.
 Le doux gazouillis des passereaux cessa, s'installa alors le silence. Une sirène émergea de ces eaux et s'assit sur un rocher graniteux, S'en suivit un chant langoureux et envoûtant, telle une romance, Elle lançait une invitation, une prière, un appel à son amoureux.
 Elle a des fleurs dans sa grande chevelure bouclée, couleur paille, Des coquillages cachent les seins de cette poitrine resplendissante, Le bas de son torse est recouvert tel un poisson, par de fines écailles Inlassablement elle continue à chanter sa douce mélodie lancinante.
 Apparût alors une merveilleuse créature, d'une beauté immaculée, Elle est de toute élégance avec sa corne torsadée en haut de sa tête. Cette licorne symbole de puissance, de pureté et de grande chasteté, Elle répond d'une sérénade aux appels de sa belle, lui faisant la fête.
 Tous les passereaux se remirent à chanter pour accueillir cette félicité, Toute la clairière se retrouve bercée par une douce symphonie d'amour, Afin de recevoir ces amoureux fabuleux en cette soirée magique d'été, Où règne un doux climat dans cette nuit étoilée qui va devenir glamour. -Michel-
 
|
|
La légende des sirènes
   Douce nuit d'été sur cet océan où la lune se reflète sur les flots, Les étoiles scintillent sur la mer qui ondule en une douce caresse. On imagine les chants des sirènes qui ont bercé tant de matelots En murmurant leurs mélodies langoureuses pleines de tendresse.
 Démons mythiques de femmes à la tête et à la poitrine fabuleuses, Tout le bas du corps était recouvert d'écailles comme les poissons. Elles charmaient les hommes par leurs incantations enjôleuses, Surveillant le sillage des marins avec le Dieu de la mer Poséidon.
 Elles séduisaient ces voyageurs des mers perdus dans le lointain, En captivant leurs âmes et leurs coeurs de leurs voix sensuelles. Créatures aux diaphanes blancheurs apparaissant dès le matin Elles envoûtaient délicieusement les esprits de leurs ritournelles.
Ces jolies sirènes aux seins nus, cambrant leurs rondeurs opalines, Souriaient très gracieusement tout en chantant des airs mélodieux. Elles étaient assises sur des rochers au milieu des eaux cristallines En agitant leurs queues, elles promettaient un monde merveilleux.
 De leurs bras tendus, elles offraient une vie vers un univers immaculé, Où toutes les cordes des lyres ne jouaient que des musiques d'amour. Les marins ensorcelés étaient attirés et captivés par leurs yeux étoilés, Sombrant mystérieusement en mer dans un tendre délice de velours.
 Nombreux voyageurs sillonnant les mers étaient condamnés par le sort. Ô combien d'âmes de marins sombrèrent ainsi, là-bas près de ces îlots, Où les équipages rejoignaient les coraux, l'air radieux vers cette mort. Puis la mer déroulait ses vagues, tel un linceul bleu sur les matelots. -Michel-


|
|
Le Moulin d'Alphonse Daudet
Des hommes t'ont érigé à Fontvieille, sur la haute colline en plein vent Dans le Vaucluse de cette belle Provence, couvrant des vastes prairies. Fièrement dressé et sans abri tu devais affronter n'importe quel temps Pendant de nombreuses années, tu as vécu pour les besoins de la vie.
 Tes grands bras ont tourné inexorablement, concassant les bons grains Que le meunier t'avait confiés, maïs, orge, seigle et blé, pour les écraser. Travaillant ainsi à toutes intempéries, sans relâche du soir au matin, Fournissant au boulanger de la région, la douce farine tant convoitée.
 Un homme aimant ton terroir des Alpilles au doux parfum de lavande, Est venu de Nîmes, il s'appelait Alphonse Daudet, c'était un écrivain. Dans tes pierres il tomba amoureux de toi, dans cette senteur d'amande Il écrivit " Contes du lundi " puis te dédia " Les lettres de mon moulin ".
 Cet artiste venait s'asseoir autour de ton vieux cône sombre et esseulé D'où il composa, "La chèvre de Monsieur Seguin ", puis des romans : " Tartarin de Tarascon " et " le Sapho ", il voulut à ce monde t'éveiller, Pour que les gens ne t'oublient pas dans les très belles histoires d'antan.
Ô moulin après de rudes années tu es devenu un lieu de visite, un musée. Des hommes soignent tes vieilles pierres en détresse, et avec leurs caresses Ils t'apportent une nouvelle jeunesse grâce à Monsieur Alphonse Daudet. Avec ses écrits il a su te maintenir en vie, merci de cette véritable prouesse ! -Michel-
|
|
Moulin de mon enfance
Paysage romantique plein de quiétude, végétation verdoyante, Une eau claire et limpide coulant le long de ces berges fleuries, Fleurs sauvages ondulant sous cette brise légère et caressante Où les sauterelles crissent, les oiseaux font de doux gazouillis.
 Endroit merveilleux où l'air est embaumé d'une douce senteur, Ces parfums exquis viennent chatouiller mes narines endormies, Puis le murmure de cette rivière venant caresser avec douceur Les pales de la roue du vieux moulin, moment de nostalgie.
 Vieux moulin à la roue fatiguée tournant encore inlassablement, Depuis déjà bien des années, tu es là dans ce décor de splendeur, Comme si tu attendais le retour de ton meunier impassiblement. A tout jamais ton maître t'a abandonné, comme lui tu te meurs.
 Je songe au temps jadis où les forts paysans venaient de très loin Pour lui porter des sacs pleins de blé, d'orge, de maïs et de seigle. Ils venaient tous lui confier leurs grains, qu'il broyait avec soin, Surveillant mes jeux d'enfant chamailleur de son regard espiègle.
 Le bruit que faisaient tes deux grosses meules de pierre était incessant Lorsqu'elles tournaient l'une contre l'autre en écrasant les céréales Puis la farine douce et légère se déversait dans des grands récipients. Où un parfum subtil venait embaumer agréablement tout le local.
 Des hommes en chariot venaient récupérer cette précieuse poudre, Pour distribuer dans chaque boulangerie des villages dés le matin, Les sacs de ces fameux grains que notre meunier venait de moudre, Puis notre boulanger dans son four à bois, nous faisait du bon pain.
 Ô vieux moulin, cela fait longtemps que tu ne mouds plus de grain, Ta grande roue tourne au ralenti, tu te laisse doucement mourir, Les hommes t'ont abandonné, tu es prêt à partir vers une triste fin, Où de gais passereaux y feront leurs nids, et la végétation va t'envahir. -Michel-

|
|
 
Le spectre du marin
 La mer calme, est fantastique et sublime, semblable à mille petits démons, Elle nous apporte la joie sur ce sable fin où l'on fait des belles baignades, Sur les plages ensoleillées, elle est aussi superbe avec ses blancs moutons, Qui font le bonheur des petits et des grands lors de magnifiques balades.
 Tout d'un coup le ciel s'assombrit, la mer mécontente devient une furie Qui se déchaine, qui hurle en sortant de son lit telle une amante cruelle. Malheur aux marins qui naviguent en pleine mer où il n'y a aucun abri, Ils doivent rentrer au port en se rapprochant du phare qui est leur sentinelle.
 La mer se démonte, ballottant les mouettes qui cherchent le moindre repaire Dans ces eaux où d'immenses vagues telles des rouleaux noyant les rivages, Avec des vents violents l'orage gronde et la côte est illuminée par les éclairs Où les petites embarcations de la " marina " ont rompu leurs arrimages.
 Les galets roulent sous le charivari de cette houle qui frappe aveuglément, Même les embarcadères ne sont pas épargnés, et certains sont à la dérive. Le port et ses rues sont recouverts d'écumes, c'est une vue d'enneigement, Faisant fuir les curieux les plus téméraires, loin des dangereuses rives.
 Nos pauvres marins sont dans cet océan au milieu des éléments déchainés Qui demandent des sacrifices, emportant avec eux nos compagnons et nos fils. Face aux furies infernales des grandes vagues qui semblent bien déterminées A ramener au sein de nombreuses familles que des tourments et des supplices.
 Ces loups des mers luttant jusqu'à l'épuisement contre les forces de la nature Où ils doivent se battre vaillamment pour sauver leurs vies et leurs bateaux. Combien d'entre eux périssent sans revoir leurs épouses et leurs progénitures Les âmes s'envolant vers le firmament et les corps reposant au fond des eaux.
 Le spectre de la mort est au dessus des flots pour les accueillir dans les ténèbres, Ce fantôme menaçant leur tend les bras, pour un voyage aux enfers sans retour. Hélas trop de marins connaissent ces lieux maudits et son triste horizon funèbre Laissant dans les chaumières des mères et leurs enfants meurtris pour toujours ! ! -Michel-
 

|
|
Dans le sillage des galions
 Île paradisiaque, dans un ciel brumeux ayant en toile de fond Un superbe galion arborant ces mâts gigantesques au levant. Cela fini de peaufiner ce décor somptueux dans l'horizon Me laissant rêveur de ces grands voyages au-delà des océans.
 Ces marins partaient très loin vers les îles des Antilles En bravant les tempêtes et tous ses éléments déchaînés Pour remplir leurs cales d'épices aux parfum de vanille, Et de profiter du charme romantique de ces belles vahinés.
 Parfois aussi ils pouvaient devenir des bateaux négriers Pour emmener des pauvres noirs pour en faire des esclaves. Arrachés de leurs familles et enfermés par leurs geôliers Dans les cales où certains sont tués à la moindre entrave.
 Certains navires servaient aussi à transporter des trésors, Sillonnant les flots de l'Atlantique et de la Méditerranée Pour récolter dans des pays très lointains des pièces d'or, Avec ces capitaines courageux et leurs équipages chevronnés.
 Ces corsaires, hommes loyaux et droits, défendant la couronne, Hissant fièrement la fleur de Lys au faîte des brigantins De leurs navires pratiquant la guerre de course vers Vérone Avec l'autorisation officielle de leur gouvernement Européen.
 Mais hélas ils croisaient le chemin des pirates sanguinaires Battant le pavillon noir sur leur petit vaisseau plus rapide. Ces infâmes charognards naviguant, éclusant toutes les mers C'était l'abordage ou le sang coulait dans les eaux limpides.
 Il y avait aussi des pilleurs que l'on appelait les conquérants, C' était aussi des barbares assoiffés de sang et de richesse, Puissamment armés et naviguant à bords de navires très grands, Ils n'avaient pas peur d'attaquer les puissantes forteresses.
 Puis les flibustiers autant chacals que leurs vils compagnons, Mais qui eux agissaient aux environs de la mer des antilles En guettant les bateaux partant avec leurs riches cargaisons, Ils étaient toujours là, prêts à assaillir la moindre flottille.
 Depuis déjà très longtemps les puissants canons se sont tus. Ô combien de marins gisants par les fonds avec leurs butins. Maintenant les clapotis des eaux bercent les corps disparus, Laissant beaucoup de femmes et d'enfants dans leur chagrin.
 Triste gloire des marins portée par les étoiles du firmament Illuminant merveilleusement les nuits de ces âmes perdues. Cette antique forteresse semble bien avoir arrêtée le temps, Mais n'oublions pas toutes ces atrocités et ce sang répandu. -Michel-

|
|
Canons contre rameaux d'olivier
 C'est le Pays des cèdres et des oliviers près des eaux du Jourdain, Cette grande ville sous marine, miracle ou jardin dans le lointain, Où les canons puissants anéantissent mes merveilleux rêves d'enfant Lorsqu'ils résonnent dans les hautes montagnes de mon cher Liban.
 Péninsule marchande, courtisane, pauvre ou riche de blé ou d'or, Ville voguant à la recherche d'un horizon de tendresse d'un port, Où nous les femmes pleurons, sur les cadavres de nos fils déchiquetés Par des attentats aveugles ou des tirs meurtriers venus les emporter.
 Dans les montagnes il y a nos hommes qui gardent les chèvres la nuit, D'où ils peuvent voir dans le ciel des lueurs suivies d'un grand bruit, Ce sont des tirs sournois et meurtriers venant semer au hasard la mort Et la désolation dans nos familles, ce sont des assassins sans remord.
 Nos forêts de cèdres sont les cendres d'un immense four crématoire Qui sont devenues des calvaires de croix d'âmes parties au purgatoire Tout comme nos champs d'oliviers devenus de bien tristes cimetières Pour certains d'entre nous allant cueillir les fruits de cette terre.
 Dans les bouches rocheuses des montagnes étaient fleuris des grenadiers. Il y avait aussi des vignes, des grands chênes et des gros figuiers Je pouvais croiser dans ces sentiers des muletiers près des fontaines, Les amandiers, les pommiers sont aussi pour moi des images lointaines.
 Malgré cette odeur de poudre j'ai encore ce doux parfum de basilic Et de sirop de mûre qui fait revivre en moi des moments nostalgiques. De ces châteaux croisés et de ses cloches folles du mois de juillet, Ces chemins qui mènent au bout du voyage du chant de l'islam endeuillé.
 Ainsi mon pays est devenu une branche calcinée et déjà bien refroidie L'espoir d'une vie de quiétude se trouve entre les mains des bandits Telles de belles colombes démunies de perchoirs entrain de déraper Espérant qu'un jour nos rameaux d'oliviers vont nous amener la paix. -Michel-

|
|
Paradis des Artistes
 Assis sur le rebord de la fenêtre en cette belle nuit d'été Je contemple avec émerveillement le fond de ce ciel étoilé. Des myriades de petits diamants scintillent dans cet univers C'est une palette immense de couleurs allant de l'or au vert.
J'aperçois une étoile avec sa grande et brillante chevelure Elle est resplendissante ; elle a vraiment une fière allure . En laissant derrière elle une traîne aux paillettes d'argent, c'est une âme de musicien brillant au loin dans le firmament.
 Faisant revivre en moi une soirée de mélancolie nostalgique Dans cette nuit merveilleuse ou je perçois une douce musique Qui reflète en moi la superbe image de ce talentueux pianiste Jouant en duo accompagné de son meilleur ami saxophoniste.
 Je me rappelle de ces nuits à les écouter dans les cabarets je pouvais rester ainsi des heures entières à les admirer, Voir ses mains fines aux doigts agiles courir sur le piano Pour en faire des notes subtiles en harmonie avec le saxo.
 Ensemble ils jouaient des mélodies douces et langoureuses Où se fondaient les gestes gracieux, de leur belle danseuse. Elle exécutait des danses au rythme de merveilleux tempos, Me donnant ainsi une douce sensation le long de ma peau.
 Avec eux je me sentais comme transporté vers d'autres cieux. Un monde de douceur ou l'amour règne en maître de ces lieux. Là où mon corps et mon esprit vivaient dans un havre de paix. Alors mes chagrins et mes angoisses étaient comme dissippés.
 Je retracerai ces souvenirs tout au long de mon existence. Ainsi chaque étoile filante sera pour moi leurs présences. Chacun des détails restera gravé au fond de ma mémoire. Ils continueront dans ce paradis à jouer leurs répertoires. -Michel-

|
|

La légende des cygnes noirs
  Une légende qui nous vient tout droit d'une région d'Irlande Dans un siècle ou il régnait la famine dans ces vastes landes. Toute l'île est plongée dans une immense et dévastatrice misère, Car tout le peuple sombra dans une effroyable crise alimentaire.
 Là il y eu une très importante émigration vers les Etats-Unis, Les gens fuyaient la faim, c'est le dépeuplement de tout le pays. Ici prés d'un lac deux jeunes amoureux pas de la même religion Dans une cabane cachaient leur tendre amour sans émancipation.
 Ils vivent ainsi retranchés essayant d'échapper à la condamnation De leurs poursuivants et bourreaux en cette violente révolution. C'est un lac aux eaux profondes et entouré de verdoyants sapins Où il règne un lourd silence ténébreux dans les brumes du matin.
 Leurs assaillants fracassaient la frêle porte de leur doux cabanon, S'emparaient et ligotaient le jeune couple surpris en pleine relation. Les poussant ainsi tout nus au bord de la rive qu'ils aimaient tant. Ils s'embrassèrent encore une fois et sombrèrent dans le néant.
 Depuis chaque nuit de pleine lune se passe un phénomène étrange Dans les reflets bleutés des eaux, l'apparition de deux anges. C'est un couple de cygnes noirs avec de belles plumes luisantes Sous ce ciel étoilé par de myriades petites étoiles scintillantes.
 Nageant côte à côte avec allégresse dans ce cadre merveilleux Tout en se becquetant de leurs becs rouges comme des amoureux. Revenant ainsi une fois par mois dans ce que fût leur paradis, Gravant dans la mémoire de certains habitants comme lieu maudit. -Michel-


|
|
CLIQUER SUR LA ROSE D'OR POUR REVENIR EN HAUT DU BLOG

|
|